L’actualité dans le domaine des OGM est très riche et se bouscule : Au niveau national, les ONG ont pu lancer au Grenelle de l’environnement le débat sur le gel des cultures OGM destinées à la production de semences. Au niveau local, la coopérative TERRENA a lancer la culture en Maine et Loire de maïs transgénique, en vu de produire des semences (pour en planter encore plus l’an prochain!). Des apiculteurs ont fait analyser le pollen récoltés par leurs abeilles, à proximité de parcelles cultivant du maïs OGM. Résultat : le pollen est contaminé au-delà de minimum d’étiquettage obligatoire! Dans le même temps, plusieurs hectares de maïs OGM ont été couchés au court de la nuit, lors d’une action revendiquée par les Faucheurs Volontaires début septembre. Quelques jours plus tard, 8 miltants, parmi lesquels les apiculteurs cités plus haut, ont été mis en garde à vue plusieurs heures, soupçonnés d’avoir participé au fauchage... Les Verts, avec le collectif “Nos campagnes sans OGM” et d’autres militants étaient présents devant la gendarmerie de Beaugé pour les soutenir. Manif régionale, nouveau fauchage, intervention des élus Verts dans leurs instances et dans la presse... l’actualité de ce dossier reste brûlante, Affaire à suivre!
Expulsé en 2006, le jeune Malien continue de mobiliser. Samedi 27 janvier dernier, cent personnes ont dénoncé « l’absurdité » de sa situation.
« Rendez-moi mon papa. » Plus qu’un slogan déployé sur une banderole, un cri du coeur. Celui de Mamadou, 3 ans et demi, coupé de son père depuis un an. C’était en janvier 2006. Oumar Diallo, jeune père de famille, employé en CDI chez Heuliez, impliqué dans le conseil des parents d’élèves, était alors expulsé de Cholet. Ce qu’on lui reproche ? Avoir renoncé à son cursus universitaire, grâce auquel il était entré en France, afin de subvenir aux besoins de sa famille. « On est convaincu de l’injustice, souligne Marie-Aline Bloye, du Comité de soutien. Dans ce dossier, il n’y a pas de faille. Ça explique aussi pourquoi les gens continuent de se mobiliser. »
Depuis un an, 200 personnes se démènent pour trouver une issue à la situation. Éviter que l’histoire d’Oumar tombe dans l’oubli. Samedi, ils étaient une centaine, rassemblés place Travot pour marquer le triste anniversaire.
Dans les rangs, des anonymes, des syndicalistes, des militants du PS, des élus aussi. Comme Didier Patarin, le maire de La Romagne. Ou Colette Meeldijk, conseillère régionale (Verts). « Dans une époque où on réagit à l’émotionnel, cette mobilisation a un caractère exemplaire. A la hauteur de l’entêtement des autorités. »
« On nous ignore »
Car en un an, malgré les multiples démarches effectuées, la situation d’Ouma n’a pas bougé d’un iota. Pire, celle de sa compagne, toujours en sursis, n’a pas bénéficié de la circulaire Sarkozy de l’été. « Il n’est pas logique de définir des critères, et de les pondérer par des quotas », résume Colette Meeldijk.
Sur les huit dossiers défendus par le Comité de soutien, Kadiatou est la seule à n’avoir reçu aucune réponse. « C’est singulier et méprisant, s’emporte Michel Le Cler. On nous ignore en espérant nous décourager, nous faire baisser les bras. Et on se moque bien de savoir si, derrière un homme ou une femme, il y a un gamin qui souffre. C’est inadmissible. »
Dès aujourd’hui, le Comité a rendez-vous avec un avocat pour amorcer de nouvelles démarches et obtenir le retour d’Oumar en France.