Cette page reprend les communiqués des Verts 49, ainsi que certains communiqués des instances nationales des Verts
Les Verts d’Angers sont parvenus à un protocole d’accord avec Jean-Claude ANTONINI. Dans un document d’une douzaine de pages, les Verts et le Maire sortant s’engagent ensemble sur une démarche innovante et ambitieuse d’écologie populaire pour notre Ville. Ce protocole d’accord, qui vient d’être approuvé par une majorité des adhérents Verts d’Angers, conduira dans les prochains jours à une union des Verts avec le Maire dès le premier tour des élections municipales.
Au terme d’un processus de discussion avec le Maire sur 80 propositions et une Charte de fonctionnement, nous sommes parvenus à un protocole d’accord qui acte des engagements écologistes pour notre Ville.
C’est le résultat d’une décision mûrement réfléchie : nous avons discuté point par point les contours de notre projet commun pour les angevins. Ces propositions s’appuient sur des analyses argumentées et chiffrées, au regard de l’urgence sociale et écologique, ainsi que sur notre expérience commune dans l’exécutif municipal au cours de ce mandat.
Nous avons dans cet accord des engagements concrets qui placent une écologie populaire au cœur du projet municipal que nous proposerons ensemble aux angevins en 2008.
L’heure est venue pour nous de présenter une liste d’union rassemblée autour d’un projet cohérent et innovant face à l’assemblage hétéroclite de l’équipe BECHU et à la montée en puissance d’une politique de la droite au niveau national (retraites, universités, sans papiers…).
Les Verts d’Angers
Les Verts de Maine-et-Loire soutiennent les conseils municipaux (Angrie, Chazé sur Argos, La Pouëze, Le Louroux Béconnais, Vern-d’Anjou) qui se sont prononcés contre le projet d’implantation d’une porcherie de 952 équivalents animaux sur la commune d’Angrie (49). En effet ce projet, économiquement fragile, aurait de graves conséquences environnementales : très probable aggravation du taux de nitrates de l’Erdre, et multiples gênes pour les riverains (trafic de camions sur des routes étroites, odeurs …). En outre les Verts de Maine-et-Loire s’indignent de ce que le groupe Terrena soutienne un projet qui aurait recours à des méthodes d’élevage dépassées (élevage sur caillebotis) que les éleveurs bretons abandonnent avec l’aide de l’Etat.
« Celui qui pollue des rivières […] doit être comptable de ses actes même des années plus tard » vient de déclarer le Président de la République en clôture du Grenelle de l’environnement. Nous n’osons croire que les recommandations du chef de l’Etat et de son gouvernement ne soient pas relayées par son représentant dans le département dans la décision qu’il doit rendre suite à l’enquête d’utilité publique.
François BEAUMERT, porte-parole
Les Verts 49 reconnaissent que l’opération de fauchage effectuée à Charcé St Ellier est une courageuse action de sauvegarde d’une agriculture de qualité, accessible à tous les agriculteurs. Les Verts déplorent qu’une minorité d’agriculteurs, passant outre les souhaits de la grande majorité d’entre eux , se laisse convaincre de mener des expériences hasardeuses qui desservent l’ensemble de la profession.
Les expériences déjà menées n’ont elles donc aucune valeur ? Des études , conduites notamment en Grande Bretagne, font état d’une perte de biodiversité de 40% des fleurs vivant autour des champs cultivés avec des OGM. et de 25% des papillons. En Maine et Loire, nous avons la preuve que la dissémination se fait : les apiculteurs l’ont montré tout récemment.
Sous couvert « d’expériences » les grandes firmes semencières préparent en douce la dissémination générale des OGM. Car une fois dispersés ils ne sont plus contrôlables.
Les Verts dénoncent cette façon d’agir qui impose une technologie dont la plupart des gens ne veulent pas (plus de 80% des Français opposés selon un sondage de septembre 2006). Les Verts espèrent vivement que le Grenelle de l’environnement permette la mise en place immédiate d’un moratoire pour les cultures OGM en plein champ et qu’ un vrai débat démocratique s’instaure dans l’intérêt de tous.
Les Verts appellent leurs adhérents, leurs sympathisants et toutes les personnes soucieuses d’un environnement vivant à participer à la manifestation prévue le samedi 15 septembre à Angers. Rendez-vous à 14h30 au 7 avenue Jean Joxé pour un défilé jusqu’à la place Leclerc.
Colette Meeldijk
Les franchises médicales que veut mettre en place le gouvernement sont inacceptables.
- Elles sont inacceptables parce qu’elles sont injustes. Elles vont pénaliser une fois les plus démunis en rendant plus difficile l’accès aux soins et contribuer ainsi à dégrader l’état de santé de la population.
- Elles sont inacceptables parce qu’elles sont maintenant associées à la lutte contre la maladie d’Alzheimer, alors que la lutte contre cette maladie doit être financée, comme la lutte contre toutes les maladies chroniques, par le budget de la santé et non pas par les malades eux-mêmes.
- Elles sont inacceptables parce qu’elles ne répondent pas à la crise du système de santé. Cette crise est due à l’augmentation des maladies chroniques et non comme veut le faire croire le gouvernement à l’irresponsabilité des assurés. En effet, 12 % des malades en affections de longue durée représentent 60 % des dépenses. Et le nombre de ces malade a progressé de 74% en 10 ans.
Dans les faits, ce gouvernement montre son incapacité à comprendre que la crise du système de santé est principalement une crise sanitaire. Myope, il poursuit la fuite en avant en détricotant petit à petit le système d’assurance maladie pour mieux le livrer ensuite aux assurances privées. L’exemple calamiteux des Etats Unis montre pourtant que ce n’est pas la solution.
Pour les Verts, il faut refonder le système de santé en agissant sur les causes environnementales et comportementales des maladies. Il faut passer d’une logique de soins à une logique de santé. Il faut créer un vrai système de santé de proximité et coordonné entre ville et hôpital, qui soit indépendant de l’industrie pharmaceutique.
Les Verts participent au collectif contre les Franchises Médicales et appellent au rassemblement du 29 septembre au Gymnase Japy à Paris.
On apprend aujourd’hui que le gouvernement français s’apprêterait, dans le cadre du “Grenelle de l’environnement”, à préparer un “gel de la commercialisation des semences OGM, tout en autorisant la poursuite des recherches en laboratoire”. Cette annonce semble montrer que le gouvernement a compris le niveau d’inquiétude et de prudence des écologistes et des Français sur ce sujet. Mais restons prudent, il ne s’agit que d’une annonce. C’est la mesure précise qu’il conviendra de juger.
Les déclarations de Jean-Louis Borloo ont été nuancées par ses collègues Michel Barnier et Nathalie Kosciusko-Morizet. Prenons garde aux belles annonces “générales” assorties de réserves et d’exceptions! L’opinion publique pourrait penser que le risque OGM, c’est fini... or il n’en serait rien dans les faits.
Les OGM nécessitent qu’on réponde aux problèmes qu’il posent avec précision et de manière scientifique : - les dangers sur la biodiversité (dissémination de gènes modifiés à d’autres plantes sauvages, effets sur la faune qui consomme ces gènes notamment les abeilles, etc.) - les dangers sur la santé humaine (les recherches ne sont pas orientées en ce sens. Si recherche il y a, la transparence et l’indépendance de ces recherche doit être garantie). Sur ce point, la consommation d’OGM notamment par le bétail, n’élimine pas de nos produits de consommation les OGM. - les dangers de dissémination d’OGM sur les autres cultures non OGM (conventionnelle et biologique). - il s’agit aussi de règlementer les autres essais en milieu non confiné (milieu urbain ou serre non confinée) et la recherche ou la production d’OGM en milieu confiné.
Sans réponses claires à ces questions précises, le principe de précaution particulièrement pertinent sur la question des OGM ne sera pas respecté.
Sur ce sujet comme sur d’autres (sur les pesticides notamment), le débat est biaisé car l’expertise scientifique et technique indépendante n’est pas faite ou pas voulue. Le débat et la décision publique n’est donc pas éclairée. Le doute s’est aujourd’hui largement installé sur les risques et l’utilité des OGM. Et il est dès lors totalement légitime de demander l’interdiction de tout nouvel essai.
Rajoutons également qu’agir sur les OGM, bien que le sujet soit d’importance, ne règlera pas tous les autres sujets discutés dans le Grenelle. Rien qu’en matière agricole, environnementale et de santé publique, il serait regrettable que le gouvernement n’agisse pas ou peu sur la réduction drastique des pesticides et l’interdiction des substances cancérigènes.
Yann Wehrling Porte-parole national des Verts